Le collégial privé subventionné au Québec : 24 millions de $ en économies annuelles



L’existence d’un réseau collégial privé subventionné au Québec peut faire économiser au gouvernement, annuellement, jusqu’à 24 millions de $. C’est le principal constat qui découle d’une étude réalisée par Pierre Fortin et Marc Van Audenrode ainsi que leurs collaborateurs, intitulée La contribution des collèges privés subventionnés à la société québécoise sous l’angle économique.

« En 2010-2011, la subvention par étudiant versée par le gouvernement était de 6544 $ au collégial privé subventionné et de 10 472 $ au collégial public. L’écart existant est compensé par les droits de scolarité qu’un étudiant doit payer au collégial privé. Or, advenant l’élimination par le gouvernement des subventions aux écoles privées subventionnées, les étudiants qui se dirigeraient vers le système public coûteraient jusqu’à 24 millions de $ de plus au gouvernement, » affirme Pierre L’Heureux, directeur général de l’Association des collèges privés du Québec (ACPQ).

Le collégial privé rapporte à la société
On apprend également dans l’étude que le collégial privé permet l’ajout de centaines de millions de $ aux revenus annuels des Québécois. L’obtention plus rapide et en plus grand nombre du diplôme d’études collégiales par les étudiants du collégial privé en est la raison.

L’étude fait ressortir que la rémunération cumulative obtenue au cours d’une vie active diminue avec l’accumulation des retards à terminer les études collégiales, d’où la contribution du collégial privé subventionné, estimée entre quelques centaines et 400 millions de $ annuellement, les étudiants obtenant leur diplôme rapidement. « La qualité de l’encadrement que nos établissements offrent aux étudiants explique cette importante contribution mise en lumière par l’étude », soutient Pierre L’Heureux.

Par ailleurs, une saine émulation émanant de la cohabitation de deux réseaux collégiaux, l’un privé et l’autre public, favorise l’excellence au collégial en général. À titre d’exemple, on peut notamment mentionner le baccalauréat international, les programmes d’études enrichis ou encore, l’alternance travail-études.

Des établissements accessibles à tous
Enfin, l’étude relève qu’il est vrai que, plus le revenu familial est élevé, plus on a tendance à faire ses études au collégial privé subventionné et à fréquenter l’université par la suite. Toutefois, les données ministérielles démontrent que les étudiants des collèges privés subventionnés sont plus nombreux (en proportion) que ceux des cégeps à bénéficier à la fois d’une bourse et d’un prêt, et que les besoins financiers des récipiendaires de cette aide sont plus importants dans les collèges privés subventionnés que dans les cégeps.

« Contrairement à la croyance populaire, le collégial privé subventionné n’est pas réservé à l’élite. Les statistiques du programme gouvernemental de l’Aide financière aux études démontrent qu’il est ouvert à tous », conclut Pierre L’Heureux.

À propos de l’étude
La contribution des collèges privés subventionnés à la société québécoise sous l’angle économique est une étude menée pour le compte de l’Association des collèges privés du Québec (ACPQ) par Pierre Fortin et Marc Van Audenrode ainsi que leurs collaborateurs. M. Fortin, PhD., M.S.R.C., est professeur émérite de sciences économiques à l’UQAM et affilié universitaire au Groupe d’Analyse. M. Van Audenrode, PhD., est associé directeur au Groupe d’Analyse et professeur associé de sciences économiques à l’Université de Sherbrooke.

À propos de l’Association des collèges privés du Québec
L’Association des collèges privés du Québec regroupe les vingt-cinq établissements privés agréés aux fins de subventions par le ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie. Ces établissements offrent un enseignement de niveau collégial à quelque dix-huit mille étudiants, répartis à 60% entre des programmes techniques, qui conduisent directement au marché du travail, et 40% au sein de programmes préuniversitaires, qui donnent accès à l’université.

Renseignements :
Pierre L’Heureux
Association des collèges privés du Québec
514 381-8891, poste 325
acpq@cadre.qc.ca